Shirley
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Shirley
Ou les multiples facettes des faux diamants bien brillants .

Shirley montre un masque… ou plutôt est un masque, et porte un casque.
Tout d’abord cachée par une grande cape, on devine à peine une femme, des yeux qui s’ouvrent et se ferment, un mystérieux sourire. Une forme étrange aussi, haute et longue ou petite et bossue. Une forme d’où s’échappe une main, une tête, et enfin un casque de strass.
Shirley joue et se joue de l’éclat de ces strass, faux diamants bien brillants convoquant les images d’une diva sur piédestal. Elle joue et rejoue ce personnage, répète ces images comme pour s’en persuader, mais autre chose apparaît dans ces répétitions, qui retourne vite fait la belle danseuse en une créature un peu étrange, presque inquiétante, à la merci d’une musique qui s’arrête sans cesse et lui coupe l’herbe sous le pied.
Jouant sur ce qui est caché en même temps que ce qui se découvre, elle montre bientôt tout son corps habillé de strass et de paillettes, brillante poupée aussi séduisante que décalée, voire désarticulée. Les postures et les gestes de cette poupée son t répétés, isolés, déviés, et composent une figure à la fois joyeuse et un peu dérangeante, porteuse d’un plaisir qui n’est pas dupe et se partage à plusieurs niveaux. Shirley renouvelle et continue ainsi le travail de Balkis Moutashar commencé dans la pièce Les portes pareilles : la recherche d’un corps multiple qui révèle ses différentes facettes en un seul mouvement, redessinant les codes et les accessoires des spectacles de variétés qui emplissent notre imaginaire commun.

Cet « entresort », court solo de 12 minutes pour un espace et un public réduit, a été crée les 17 et 18 décembre 2016 à Marseille, sur une commande de La Friche la Belle de mai dans le cadre de l’évènement « Folies Foraines » .


Distribution

Chorégraphie, interprétation, costume : Balkis Moutashar
Musique : Shirley Basset
Arrangements : Géraldine Foucault
Lumières : Bertrand Blayo

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Production

Production association Kakemono

photos ©Caroline Dutrey